Présentation
« Si rien n’a jamais été perdu, si le vide n’était que le reflet d’un oubli, alors il n’y a rien à chercher. »
« Si rien n’a jamais été perdu, si le vide n’était que le reflet d’un oubli, alors il n’y a rien à chercher. »
Ce texte est une invitation à explorer, reconnaître et investiguer ce qui est déjà là. Il ne propose ni concept ni doctrine, mais accompagne une investigation directe au-delà des croyances et des idées, à travers l’expérience quotidienne.
Au fil de la vie, après de multiples expériences, des chocs émotionnels, des traumatismes ou simplement une lassitude d’une recherche, nous nous rendons compte que nos tentatives pour être heureux restent succinctes et fragiles.
La souffrance peut également se cacher derrière une obsession de poursuivre des plaisirs ou des réussites extérieures. L’approche non duelle montre que cette souffrance est souvent liée à l’idée d’un moi séparé, d’un point de vue qui doit agir ou devenir quelque chose pour se sentir vivant.
Ce qui pousse de l’intérieur, c’est notre véritable nature, ce que nous sommes déjà. La quête du bonheur, du mieux-être et de la plénitude est innée. Elle émerge de ce désir d’aisance avec soi-même et avec le monde.
La vie, dans sa totalité, semble se dérouler depuis toujours d’un point de vue, au cœur d’une création insondable issue de la source. Les événements apparaissent intimement liés, depuis la nuit des temps. Une feuille ne tombe pas de l’arbre, une pomme ne mûrit pas sans que cela fasse partie de l’histoire entière de la vie.
Ce que nous cherchons, consciemment ou non, c’est une aisance profonde avec soi-même, avec l’autre, avec ce qui est. La quête commence souvent par un questionnement intime, par ce que l’on peut observer directement, et par ce que l’on peut aussi en déduire par soi-même.
Même si, au départ, la recherche semble orientée vers un bonheur personnel, il devient clair en chemin qu’il n’y a ni bonheur personnel ni personne qui s’éveille. Il y a simplement conscience. Et cela se traduit, comme effet secondaire, par une forme de paix et un apaisement dans la vie quotidienne.
Ce qui se révèle alors, c’est la totalité de la vie comme un déroulement qui ne dépend pas de la volonté, mais de la source même.
Les points de vue sont des perspectives uniques et merveilleuses à travers lesquelles la vie se déploie.
Lorsque cette clarté est évidente, la croyance en un individu séparé et en une vie personnelle s’effondre.
Il y a un retour à l’état naturel, à la simplicité même, à notre véritable nature, inséparable et ininterrompue avec la source.
Les fardeaux de la culpabilité, du blâme, de l’orgueil, des comparaisons ou des critiques perdent leur emprise.
Les émotions peuvent encore apparaître — chagrin, colère, tristesse — mais elles ne sont pas personnelles, simplement ce qui se manifeste.
Il y a souvent un étonnement simple, presque enfantin, face à la clarté de ce qui est observé ; la vivance se déploie sans effort.
Le partage ou l’accompagnement peuvent être reliés à l’Advaita Vedanta, mais cela importe peu. L’approche part de la vie quotidienne plutôt que de concepts, de méthodes ou de systèmes. Cette simplicité dissipe les confusions créées par certains discours spirituels qui ajoutent parfois de nouvelles croyances… et de nouvelles souffrances.
Comme le disait souvent Ramesh Balsekar lors des satsangs : « Ne vous y trompez pas, ce qui est proposé ici n’est rien d’autre qu’un nouveau conditionnement capable de transformer le conditionnement actuel. »
Il ne s’agit pas d’ajouter quoi que ce soit, mais d’enlever : enlever la croyance qu’il existe un point de vue séparé de l’ensemble.
Tout a toujours été là. Tout est déjà là. Cela semble simplement voilé par les filtres des croyances et par l’idée d’une identité personnelle.
Ce dépouillement est un retour au plus simple.