A propos

« Ce qui a été cherché toute une vie n’a jamais été absent.

Il n’y a rien en dehors de ce qui est. »

Originaire de Cottens (Canton de Fribourg), Christine est née à Genève et a grandi en Suisse alémanique. Depuis toujours, coexistent en elle une joie de vivre « solaire » et une mélancolie profonde, que l’on pourrait aussi appeler «la mélancolie du paradis perdu. » Ces deux oppositions l’accompagneront tout au long de sa vie.

Très jeune, pour échapper à cette douleur intérieure diffuse, elle se tourne vers la danse, la gymnastique artistique, puis vers l’équitation, les chevaux et la nature. Ces expériences lui offrent un premier espace de respiration, un apaisement. 

Elle commence très tôt un apprentissage, puis part en Californie pour apprendre l’anglais. Elle travaille ensuite dans la gestion de portefeuille à Genève et Zurich. Après une courte carrière dans la finance, elle quitte la Suisse pour la Provence, où elle se forme exclusivement à la peinture.

L’art a toujours été pour elle une porte vers la beauté. Ils constituent une manifestation sacrée. Une expression presque mystique déjà présente en sourdine depuis longtemps. Cette puissance se manifeste  dans ses œuvres, inspirées par la nature, la contemplation et la vision directe de ce qui est. Il l’aide aussi à traverser le mal de « vivre », apaise le système nerveux.

Elle travaille comme peintre en Provence, crée avec son mari une école d’art, et donne naissance à sa fille Emma.

La perte précoce d’un être cher marque un tournant existentiel. Christine accompagne sa mère alors qu’elle quitte son corps et constate qu’une joie et une paix s’exprime malgré la souffrance du corps. Sa mère traverse une expérience d’éveil partiel au moment de son décès, laissant une empreinte profonde et ouvrant une quête spirituelle.

Elle explore alors les enseignements de Jiddu Krishnamurti, Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj, Ramesh Balsekar, Maître Dogen le zen, le soufisme et d’autres voies. Elle découvre, au contact de ces traditions, qu’elles expriment toutes une même réalité. Comme le dit Rupert Spira : « Derrière la diversité des voies se trouve toujours cette même présence, déjà là et toujours accessible. »

Après un choc émotionnel et une période de sadhana intense, Christine se retire dans une vie plus simple, consacrée à la méditation, à l’étude des sages, à la terre et aux jardins. Elle vit entourée de ses animaux, avec peu de contacts extérieurs.

Dans ces années, il y a l’observation, le discernement, et surtout le fait que chaque respiration devient une invitation à observer le déploiement de cette vie simple. Cette exploration vivante révèle que la paix et la joie ne sont pas un but à atteindre, mais la source même de l’expérience. Comme l’exprime  Francis Lucille, la méditation est vie universelle.

Après une période profondément douloureuse et déstabilisante, qu’on pourrait nommer la nuit noire de l’âme, elle rencontre Didier Weiss, qui pointe directement que ce qui se reconnaît n’est ni un moi ni un personnage, mais la conscience se reconnaissant elle-même.

Elle réalise alors qu’il n’y a personne qui s’éveille. La réalisation n’exclut pas les manifestations de la vie et ne modifie ni n’efface les émotions ou les ressentis. Toutes les formes apparaissent et disparaissent dans ce qui est — comme la pluie, le vent, le soleil ou les aurores boréales.

Les repères du libre arbitre et du moi séparé perdent leur évidence. L’idée même d’un éveil comme objectif s’efface.

Aujourd’hui, Christine partage cette approche non duelle à travers des satsangs, des retraites, des conférences, des entretiens individuels et des écrits. Elle propose des outils pour reconnaître directement notre nature véritable et la dissolution de l’illusion de séparation dans la vie quotidienne, au-delà des formes et des identités.

Cet enseignement, ou plutôt cet accompagnement, est une invitation à expérimenter directement notre nature véritable, dans la présence, sans intermédiaire, sans attente de progrès ni de mérite.

Dans la vie quotidienne, elle mène une existence simple et retirée dans sa maison de campagne en Provence, entourée de la nature, des animaux, de sa famille et de ses amis.

« Ce qui a été cherché toute une vie n’a jamais été absent. Il n’y a rien en dehors de ce qui est. »