Étiquette : Photographe

Matthew Pillsbury - Photographe

Matthew Pillsbury – Photographe

Matthew Pillsbury / Photographe

 

 

Matthew Pillsbury

 

 

Matthew Pillsbury est un photographe américain, né le 25 novembre 1973 à Neuilly-sur-Seine.
Après des études à l’Ecole alsacienne, à Paris, il rejoint l’Université Yale puis la School of Visual Arts de New York, ville dans laquelle il vit actuellement.
En 2007, il est lauréat du Prix HSBC pour la photographie pour sa série Screen Lives dans laquelle il prend des clichés éclairé de la seule lueur d’un écran de télévision ou d’ordinateur.

 

 

 

 

Matthew Pillsbury - Photographe

Hanami #5, Chidorigafuchi /2014

Hanami 15 Chidorifugachi 2014

Hanami #15, Chidorifugach / 2014


Matthew Pillsbury - Photographe

 Hanami #18,  Shinjuku Gyoe / 2014

Matthew Pillsbury - Photographe

Daibutsu / Kotoku-in Temple, Kamakura  / 2014

Matthew Pillsbury - Photographe

Grand Palais des Glaces, Paris / 2014

Matthew Pillsbury - Photographe

Vermeer’s The art of painting / Vienna Kunsthistorisches Museum / 2014

Matthew Pillsbury - Photographe

Goya’s Duchess of Alba / “Goya- Order and Disorder” /  Museum of Fine Arts, Boston, 2014

Matthew Pillsbury - Photographe

La Joconde / Salle des Etats, Le Louvre / 2008

For over a decade, Pillsbury has made long exposure photographs using only available light. Across several series and in many cities, he has focused on the passage of time and people within spaces both public and private. His work has addressed the growing role that technology is playing in our lives and the sense of modern seclusion that can seem at odds with the constant connectivity being offered by our smartphones and tablets. Millions of people file through the streets and subways of Tokyo – the world’s most populous megalopolis – and yet it is often done silently, with each person quietly interacting with their gadgets. That disconnect is at the very heart of so much of our modern existence and deeply imbedded within Pillsbury’s oeuvre. Technology use, as it has in much of the world, has increased exponentially in Tokyo, latching itself onto everything from modern-day cell phone-obsessed geisha women to the ultra-hip neighborhood of Shinjuku, where themed clubs and bars now include high-tech robotics as a featured part of the entertainment. Expecting to encounter the kinetic energy depicted in the William Klein and Andreas Gursky photographs of the Tokyo Stock Exchange, Pillsbury arrived to discover that the once buzzing trading floor is now run in almost unnerving stillness by computers. While the temples are still revered and deeply respected places of worship, pop culture and rebellion amongst Western-obsessed Japanese youth have crept irreversibly in, forcing sacred and traditional sites to share cultural importance with modern Manga robots and Disney castles. To capture this shifting energy and some of the surreal scenes he encountered, Pillsbury has started making color photographs and using much shorter exposures. Pillsbury moves freely within the vibrant pockets of buzzing Tokyo allowing him to contend with what for him has been a career long fascination with technology, alienation and who we are becoming armed with our electronic tools.

Press release / BENRUBI GALLERY

© tous droits réservés

Antoine d'Agata - Agonie

Antoine d’Agata

Antoine d’Agata

« Je pourrais dire qu’il entrait dans mes intérêts de connaissance,  je dirai plutôt qu’il était dans mes territoires d’émotion »

Antoine d'Agata

© Copyright Antoine d’Agata

Antoine D’Agata interview from Juri Rechinsky on Vimeo.

Christine Delory-Momberger a voulu rencontrer Antoine d’Agata pour parler de cela avec lui, du journal intime, de la photographie, de son écriture photographique. Elle connaissait les images, la renommée « drugs, sex and night » qui ne répondait en rien à l’intimité, à la gravité à l’évidence pure de l’émotion que ses photographies faisaient naître. Une étonnante lucidité dans ces entretiens et une parole d’Antoine d’Agata « qui porte la même exigence d’intégrité que sa pratique photographique ». Des questions subtiles, importantes, un effacement nécessaire et puissant de Christine Delory-Momberger qui laisse tout l’espace pour un face à face solitaire. « Intégrité dans le souci obsédant de suivre ses choix jusqu’au bout, intégrité dans le refus de tout compromis et de toute routine, dans la préoccupation de ne jamais se laisser suborner par le marché de la forme et de l’esthétisme, intégrité dans la poursuite obstinée d’une vie au risque de l’art ou d’un art au risque de la vie. À mille lieues du sensationnalisme auquel on voudrait les réduire, l’œuvre et la pratique artistiques d’Antoine d’Agata sont proches de celles de ces méticuleux enquêteurs, des ces écorchés vifs de l’âme, Wiliame Burroughs, Francis Bacon, Henri Michaux….. » Les traces de ces rencontres de bars en cafés parisiens sont inscrites dans « Le désir du monde », Entretiens, Antoine d’Agata et Christine Delory-Momberger, Téraèdre, extraits

 

Acte photographique

 

« Je ne peux photographier si je ne suis pas acteur à part entière des situations dans lesquelles je m’immisce ou que je provoque. Cet engagement est à mes yeux la seule légitimité acceptable de l’acte photographique. »

 

Fantasme

 

« Le fantasme du libre arbitre est devenu une tare pour laquelle je paie encore le prix fort aujourd’hui. Ma liberté me rend chaque jour plus fragile mais aussi plus conscient de mes parts d’ombre. »

 

Construction intellectuelle

 

« L’expérience que j’ai de ce type d’immersion prolongée me permet aujourd’hui de me défaire de tout romantisme. Je vais à l’essentiel. Je n’ai plus besoin de prétexte, ni de justification. J’ai entrevu peu à peu l’obscénité même d’une construction intellectuelle et poétique qui servirait d’alibi à ma faim insatiable de chair et de substances anesthésiantes. »

 

Projet

 

« Mes images, elles sont l’antithèse d’une élaboration réfléchie. Elles résistent éperdument à tout agencement qui relèverait du projet. »

 

Isolement

 

« Vouloir me positionner au-delà de toute limite acceptable est probablement un trait d’orgueil, mais cet isolement est la dernière arme possible contre le vide de l’art contemporain. La pire concession serait de renoncer en tant que photographe à une position authentique. Ce renoncement est pourtant la particularité majeure de la quasi-totalité de la production photographique actuelle. »

 

Monstration

 

« Aujourd’hui je ne cède qu’en dernier recours aux impératifs de la monstration de me images et je donne mon énergie à des recherches plus solitaires. »

 

Commande

 

« Je pars pour la Syrie, le Mozambique, la Cisjordanie, le Japon, le Brésil, le Congo…Tout est organisé avec des bouts de ficelles, aucune commande n’est payée mais je n’ai aucun compte à rendre. »

 

La nuit

 

« La nuit reste un espace en creux dans lequel je suis condamné à me perdre. Mais le rapport de virginité au monde qu’elle m’impose me donne le pouvoir de me régénérer. Elle me torture. Elle me nourrit. J’y puise une conscience physique du monde. »

 

J’accepte

 

« J’aime les défauts de leurs corps abîmés, leurs faux seins, les maquillages dégoulinants, les odeurs rances de chaque recoin de leurs sexes usés. Je crains leur indifférence à mes caresses, la cruauté de leurs sarcasmes, le mépris dans leurs regards. J’accepte avec humilité l’irréversibilité de leurs destins tordus à donner la nausée. »

 

La fatigue

 

« La fatigue que génèrent d’incessantes nuits blanches est une fatigue irrémédiable. Elle ronge le ventre et la mémoire. Toute fuite est illusoire. »

 

La légèreté

 

« Je n’ai ni archives, ni domicile. Un sac contient tout ce que je possède. Je me défais de ce qui peut m’alourdir ou me ralentir. L’oubli est le comble de la légèreté. »

 

Le flou

 

« Mes états seconds produisent toutes sortes d’inadvertances quand je photographie et cela m’a sans doute conduit à me rapprocher de cette vision. Mais le flou est un outil dangereux qui entraîne irrémédiablement la photographie vers la poésie et l’abstraction. Je suis à la recherche d’un état intermédiaire de la représentation photographique, mois graphique, plus charnel, plus imbriqué dans la matière même du corps. »

 

La distance

 

« Mais je suis passé d’un sentiment de distance aliénant, d’un détachement frileux et d’une incapacité à vivre, à une forme assumée d’interaction avec le monde, aussi frustrante et limitée soit-elle. »

 

Antithèse

 

« L’acte photographique est l’antithèse de toute approche littéraire, esthétique ou analytique du médium. La photographie, avant même d’être un langage, est un art martial dont les principes seraient le risque et l’inconscience. »

 

Style

 

« Je me méfie du style qui, s’il a une fonction précise dans ce processus d’interprétation du réel, enferme très vite le photographe dans une logique de manipulation, de rendement et d’efficacité. »

 

Épuration

 

« Plus je m’implique dans ma pratique, plus je délaisse une part de ma vie qui, je le sais, part peu à peu en lambeaux….je suis dans un processus constant d’épuration. Vivre en logique avec ses idées est compliqué, violent. Maintenant, je ressens entièrement le vide de mon existence. Lorsque je sacrifie ce que je suis sur l’autel de la normalité, je n’ai plus rien à offrir. »

 

Facilité

 

« La photographie contemporaine se délecte de cette poésie de la surface, de l’élégance glacée des êtres et des objets quand leur apparence est mise à plat. La facilité de la démonstration m’ennuie. »

 

Le choix ?

 

« Mais j’étais parti pour me taire, et les hasards de la vie m’ont offert l’opportunité d’utiliser mon propre destin, aussi misérable soit-il, comme unique outil et unique parole. Je n’ai plus le choix. »

 

Le flash

 

« Ces questions, qui sont pour d’autres d’ordre purement esthétique, se heurtent chez moi à une absence absolue d’intérêt pour l’aspect technique de la photographie, que je n’ai ni le temps ni le désir de considérer. Le flou peut être maîtrisé, bien sûr, au prix d’une technicité besogneuse et de nombreux photographes aujourd’hui s’y complaisent. »

 

Solitude

 

« Ma parole porte en elle cette solitude. »

 

Peinture

 

« La seule exposition de peintre que j’ai jamais visitée est une rétrospective de Bacon, organisée au MoMa New York en 1989. Ce fut un choc dont je ne me suis toujours pas remis. »

 

 

 Extraits de l’entretiens // Antoine d’Agata et Christine Delory-Momberger// Le désir du monde//publié par les éditions Téraèdre

  Antoine d'Agata  

réédition de l’article publié sur Regard au Pluriel le 18 mars 2010 

Antoine d'Agata

© Copyright Antoine d’Agata

Site  –  Magnum

   

Depuis 2011, le photographe ANTOINE D’AGATA, membre de Magnum Photos, suit des migrants qui tentent de rentrer dans l’Union Européenne. Par le biais de textes, de photos et de vidéos, le projet d’Antoine d’Agata est de retranscrire le parcours de ces migrants pour rendre compte de leur destin inique, véritable massacre organisé depuis des décennies, et pour redonner à chacun de ces parcours la dimension d’une odyssée personnelle.

Antoine d'Agata - Arte

 Ce travail a été présenté au MuCEM à Marseille du 9 août au 23 septembre 2013.

 

ANTOINE D’AGATA est né à Marseille en 1961 et quitte la France en 1983 pour une dizaine d’années. Alors qu’il séjourne à New York en 1990, il s’inscrit à l’International Centre of Photography où il suit notamment les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. En 1993, il revient en France et interrompt son travail de photographe durant quatre ans. En 1998 paraissent ses premiers ouvrages, De Mala Muerte et De Mala Noche. L’année suivante, il rejoint la galerie Vu à peine créée par Christian Caujolle. En 2001, il reçoit le prix Niépce. En septembre 2003 est inaugurée à Paris l’exposition 1001 Nuits, qu’accompagne la sortie de deux ouvrages, Vortex et Insomnia. En 2004, il intègre l’agence Magnum, publie son cinquième livre, Stigma, et tourne son premier court-métrage, El Cielo del muerto. L’année suivante paraît Manifeste. En 2006, le photographe tourne son deuxième film, Aka Ana, à Tokyo. Depuis 2005, sans port d’attaches, Antoine D’Agata photographie à travers le monde. Le BAL lui a consacré une exposition de janvier à avril 2013, il vient de finir son premier long-métrage, Atlas et son livre Anticorps, édité chez Xavier Barral a reçu le prix du Livre d’Auteur aux Rencontres d’Arles 2013.

Robert Capa

Robert Capa – L’unique interview

 

Robert Capa

Robert Capa – L’unique interview

L’interview donnée par Robert Capa en 1947 à la radio américaine

C’est la seule archive connue…

Robert Capa débarque dans le studio, cigarette au bec. Il va fêter deux jours plus tard son 34e anniversaire.  Il vient de fonder l’agence Magnum Photos, une agence révolutionnaire, où les photographes sont propriétaires de leurs négatifs. Ce document rare est très émouvant.

L’interview originale, longue de 23 minutes, a été exhumée par l’International Center of Photography de New York. Vous pouvez l’écouter intégralement ci-dessous, en anglais :

 

Robert Capa by Myron Davis

 

Si vous avez lu la biographie de Robert Capa, vous avez vu la photo de Bob lisant dans une baignoire. Bob est venu à Washington pendant la Deuxième Guerre mondiale pour obtenir son titre de correspondant, et il m’a demandé s’il pouvait rester dans mon appartement là-bas. Je lui ai répondu : « Bien sûr, Bob ». Le matin, cependant, il se rendait dans la salle de bain avant moi et il y restait dans la baignoire une heure ou deux à lire ses livres. Pour devenir le grand photographe de guerre qu’il était, il s’était transformé pendant la guerre civile espagnole. Il s’était fabriqué un nom. Son vrai nom était Endre Friedmann. Je pense qu’il avait besoin de ce moment tous les matins dans le bain chaud pour se convertir de Friedmann en Capa. 
Je tapais sur cette porte. Je disais : « Je dois rentrer maintenant ». Il ne venait pas ouvrir le verrou. Un matin, il a oublié de le tirer. Il ne voulait toujours pas sortir, alors j’ai attrapé mon Rolleiflex avec un flash et j’ai commencé à prendre des photos. Je pense que j’ai pris deux images, l’une d’elle que j’ai envoyée à son frère Cornell Capa après la mort de Bob avec ma lettre de condoléances. Cornell l’a utilisée dans Robert Capa, a Biography de Richard Whelan, mais la raison pour laquelle cette photographie existe, c’est que c’était le seul moyen que j’avais pour faire sortir Bob du bain.

(Interview du 28 octobre1993. Extrait de : John Loengard, LIFE Photographers: What They Saw, Boston, A Bullfinch Press Book, 1998)

 

Robert Capa © 1943 by Myron Davis

 Robert Capa © 1943 by Myron Davis

 

 

Le 3 décembre 1938 Picture Post présente Robert Capa comme  « Le plus grand photographe de guerre du monde ». 

Endré Ernö Friedmann est né à Budapest le 22 octobre 1913 dans une famille juive hongroise aisée. À l’âge de 17 ans il est arrêté pour avoir participé aux activités politiques d’étudiants de gauche. En juillet 1931 il quitte précipitamment la Hongrie et s’installe à Berlin pour faire carrière dans le journalisme et suit des études de sciences politiques à la « Deutsche Hochschule für Politik ». Quand Adolf Hitler accède au pouvoir en 1933, il quitte l’Allemagne pour Vienne et rejoint Paris en 1934. 

Il est représenté par Alliance Photo et rencontre la photographe  Gerda Taro (née Gerta Pohorylle). Leur liaison débute l’été 1935. Ils  décident ensemble d’inventer le personnage de Robert Capa, célèbre  photographe américain mondain pour mieux vendre ses photos. Il rencontre Pablo Picasso et Ernest Hemingway et devient ami avec les photographes David Seymour et Henri Cartier-Bresson.  En 1936 il part avec Gerda en Espagne pour couvrir la Guerre civile aux côtés des troupes républicaines. C’est là qu’il prend une photo qui le rendra célèbre « Mort d’un soldat républicain ». Cette photo devient un symbole puissant de la guerre civile espagnole.  En juin 1937, alors que Robert Capa est de retour à Paris, Gerda Taro meurt, écrasée par un char républicain lors des combats de la bataille de Brunete. En 1938 il quitte la France pour la Chine et couvre pour le magazine Life la Guerre sino-japonaise. En 1939 il rejoint sa mère et son frère à New York. Pendant la seconde Guerre Mondiale il travaille comme correspondant en Europe pour couvrir les combats des troupes américaines. Il est le seule photographe présent lors du débarquement allié en Normandie, sur la plage d’Omaha Beach. Sur la centaine de photos prises lors du débarquement, seules 11 photos “The magnificent eleven” seront sauvées, après une incroyable bévue du laborantin qui a brûlé les négatifs au séchage. 

Après cette guerre il rencontre Ingrid Bergman avec laquelle il a une liaison. Il  la suit en 1945 à Hollywood. Il y travaille comme photographe de mode et sur les plateaux de films, notamment pour le film Les enchaînés d’Alfred Hitchcock. Leur couple inspire Hitchcock le scénario de Fenêtre sur cour. Il se séparent en 1946. En 1947,  il fonde avec Henri Cartier-Bresson , David Seymour, William Vandivert et George Rodger Magnum Photos. Le 25 mai 1954 alors qu’il couvrait pour Life la guerre d’Indochine à Thai-Binh, il marche sur une mine et meurt sur le coup. Il avait 40 ans. A titre posthume, la France lui décernera la Croix de Guerre. 

À 4 heures, on nous rassemble sur le pont supérieur. Les vedettes de débarquement se balancent au bout des grues, prêtes à être descendues. Attendant la première lueur du jour, les 2000 hommes se tiennent debout dans un silence total; et quelles que soient leurs pensées, ce silence ressemble à une prière. Robert Capa

 

Documentaire Robert Capa : In Love and War, part 4 par Anne Makepeace © Closed Captioning, 2002

Exposition « Capa in Color », du 31 janvier au 4 mai 2014

International Center of Photography

 133 Avenue of the Americas, New York

 

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Robert Capa

Tous droits réservés Robert Capa © International Center of Photography

Paris vous parle

Le communiqué d’agence de la veille : Robert CAPA, photographe de guerre américain a sauté sur une mine au sud d’Hanoï, pendant un reportage sur la récolte du riz dans le Delta. La famine demeure et la récolte se fait malgré les combats.

 

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